Les responsables des services de sécurité, les autorités locales et les forces vives de Mbanza-Ngungu se sont réunis mercredi 12 août pour faire le point sur la situation sécuritaire du territoire. La rencontre a notamment été marquée par les inquiétudes liées aux conditions de détention au cachot de Boko, où six décès ont été signalés dans un contexte marqué par des cas suspects de choléra.

La réunion s’est tenue dans la salle « Ne jamais trahir le Congo » sous la présidence de l’administrateur du territoire, Willy Makumbani. Des responsables des services de sécurité, des chefs d’avenues et de cellules, des notables, des représentants de la jeunesse et des présidents d’associations y ont pris part.

Les participants ont examiné plusieurs défis qui touchent le territoire. L’insécurité, les conflits fonciers, les nuisances sonores et les actes attribués à des groupes de jeunes délinquants, communément appelés « Kuluna », lors des veillées mortuaires, ont figuré parmi les principales préoccupations.

Selon Willy Makumbani, cette réunion répond aux orientations de la hiérarchie en matière de sécurité.

« Nous venons d’animer cette réunion du Conseil de sécurité élargi avec les différents services de sécurité, conformément aux orientations de la hiérarchie. Plusieurs points ont fait l’objet de cette rencontre, notamment la situation sécuritaire et les conditions carcérales des prisonniers qui se trouvent au secteur de Boko, en attendant une solution pour aménager la prison centrale, qui a été fermée à cause du choléra », a-t-il déclaré.

Des conditions de détention préoccupantes à Boko

La situation du cachot du secteur de Boko a occupé une place importante dans les échanges. Depuis la fermeture de la prison centrale de Mbanza-Ngungu au début de l’année en raison du choléra, plusieurs détenus y ont été transférés.

Les conditions de détention y sont décrites comme difficiles. Les détenus seraient confrontés à un manque d’eau, à l’insuffisance des installations sanitaires et à des conditions d’hygiène préoccupantes.

Au cours de la réunion, il a été indiqué que six détenus sont décédés dans ce cachot, dans un contexte marqué par des cas suspects de choléra. Cette situation renforce les inquiétudes sur le plan sanitaire et appelle une intervention des services compétents.

L’administrateur du territoire a appelé la population à respecter les mesures de prévention contre le choléra et à apporter, dans la mesure du possible, une assistance aux détenus transférés à Boko.

Le véhicule de la police mis en cause

La question du véhicule d’intervention de la Police nationale congolaise a également suscité des réactions. Le président du Conseil territorial de la jeunesse de Mbanza-Ngungu, Luange Ndualu, a dénoncé des retards lors de certaines interventions et l’utilisation du véhicule par d’autres services.

« Dans le cadre de la sécurité, nous avons constaté que le véhicule de la police arrive toujours en retard lors des interventions. Il est aussi parfois utilisé par un autre service. Lorsque nous avons dénoncé cette situation aujourd’hui, je suis devenu victime », a-t-il déclaré.

En clôturant la réunion, Willy Makumbani a réitéré son appel à la vigilance afin de limiter les risques de propagation du choléra et de renforcer la collaboration entre les services de sécurité et la population.

Arnold Zanzala

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